12 mois +

Les bienfaits du dessin pour l’enfant

Savez-vous qu’en plus d’être source d’immense plaisir chez les enfants, le dessin est aussi très riche en apprentissages?

C’est une des activités préférées de Lila, pas une journée ne se passe sans qu’elle n’utilise la panière à dessin dans laquelle elle retrouve tout son petit matériel.

Rien de plus simple à mettre en place, aussi bien à la maison, qu’à transporter à l’extérieur pour occuper nos enfants dans une salle d’attente ou entre deux plats au restaurant. De grandes feuilles, un cahier, quelques crayons et c’est parti pour de beaux moments de concentration et de créativité.

Dans cet article je vous parle de tous les bienfaits que cette activité artistique procure à nos enfants, j’aborde l’importance des outils que l’on propose pour favoriser une bonne tenue du crayon et je vous donne quelques exemples d’activités complémentaires pour favoriser cette dernière.

1.Le dessin est excellent pour le développement du jeune enfant

Dessiner c’est avant tout un moyen de s’exprimer, de laisser libre cours à son imagination afin de laisser des traces sur un support vierge.

C’est une activité bénéfique pour un adulte et encore plus pour un enfant dont les capacités cognitives sont en plein développement.

Le dessin est dans un premier temps un moyen de découvrir de nouvelles sensations, de nouveaux outils, d’expérimenter de nouveaux gestes et leurs conséquences. Puis, petit à petit, au fur et à mesure que l’enfant développe sa dextérité, il enrichit ses productions grâce aux observations et aux connaissances de son environnement.

Le dessin favorise la connaissance de soi, de ses émotions, c’est un soutien important du développement personnel de l’enfant.

C’est pourquoi il est intéressant d’organiser des « ateliers » de dessin (ou de peinture) régulièrement, ou plus simplement de laisser à la disposition de l’enfant un peu de matériel pour qu’il puisse dessiner librement.

2.Favoriser les découvertes et l’exploration grâce au dessin

J’ai commencé à proposer le dessin autour des 12 mois de Lila. Avant cela nous avions surtout expérimenté quelques activités artistiques avec de la peinture (peinture propre, peinture avec le corps etc.)

Nous avons débuté en achetant des crayons à doigts (je vous propose le lien ici). Je trouve cette approche intéressante parce que cet outil est sans danger pour l’enfant : pas trop petit, pas trop pointu, facile à manipuler et attrayant.

L’enfant découvre un nouvel objet et son utilisation. Il est fasciné par le résultat d’un simple frottement du crayon sur une feuille : « cela laisse des traces, c’est moi qui fais ça! »

Ces moments d’expérimentation permettent à l’enfant d’apprendre à guider ses gestes, il gagne en coordination et en dextérité.

Qu’on se le dise, à cet âge-là c’est vrai que ça ne ressemble qu’à des gribouillis, mais quels gribouillis! Les enfants adorent ça. Et puis dites-vous que c’est l’activité en elle-même qui les intéresse plutôt que le résultat!

3.La tenue du crayon

Une fois que l’enfant a découvert, expérimenté à sa guise cette nouvelle activité, il est possible de l’accompagner et de le guider dans l’utilisation des outils pour induire une tenue du crayon efficace.

C’est toujours bien de s’y prendre tôt : il est plus aisé de favoriser de bonnes « habitudes » que de déconstruire une préhension moins adaptée.

Une tenue de crayon efficace est une préhension de l’outil qui plus tard évitera les douleurs, favorisera une certaine aisance pour former les lettres et écrire.

Pour cela, je garde en tête que : le crayon doit reposer sur la partie molle de la main, située entre le pouce et l’index. Le majeur a son importance et l’index guide le crayon.

Ainsi j’ai choisi de proposer au maximum à Lila des outils qui participent à la construction d’une préhension dite « tridigitale », c’est à dire avec le pouce, l’index et le majeur.

J’ai petit à petit retiré les crayons à doigts de Lila, car elle les tenait à pleine main : préhension dite « palmaire » et je les ai remplacés par des galets qui ne peuvent être tenus qu’en « pince » (pouce, index, majeur). Voici le lien.

Je laisse un pot de crayons de couleur à la disposition de Lila. Je les privilégie aux feutres car ils permettent d’aider l’enfant à « muscler » son poignet et ses doigts. Ils favorisent une bonne préhension de l’outil et nécessite d’exercer une pression adaptée afin de produire une trace. (Les feutres sont moins favorables: quelle que soit la pression exercée, ils laissent des traces).

4.Activités complémentaires

La préhension tridigitale est favorisée par la manipulation d’objets dont le diamètre est fins.

Je propose à Lila en dehors du dessin, des activités qui lui permettent d’exercer cette préhension et plus généralement la motricité fine :

-du transvasement d’objets avec différents types de pinces

-des puzzles encastrables à boutons

-des activités qui nécessitent la saisie de petits objets avec les doigts

-la manipulation de pinces à linge

-des activités créatives avec des Playmaïs par exemple

Chez nous, le dessin est avant tout un plaisir et je tiens beaucoup à ce qu’il le reste. J’aime proposer de grands supports à Lila pour ne pas freiner sa créativité. Elle a des cahiers spécifiques de différents formats et nous utilisons souvent le dérouleur de papier à dessin pour réaliser de véritables fresques que j’affiche ensuite dans l’espace de Lila pour valoriser ses productions. 🙂

Et chez vous, vos enfants sont-ils aussi de vrais petits artistes?

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